Samedi 27 octobre 2007
Il y a quelque chose que je dont je dois absolument vous parler. Il faut que j'exorcise ça en binaire (non c'est une façon de parler ne partez pas !). Quand j'avais cinq ou six ans, j'ai subi un traumatisme épouvantable. Oui. Un de plus.

Ça s'est produit un (ou plusieurs je me souviens plus exactement) matin. Il était très tôt et je venais à peine de me réveiller (à trois quart d'heures près). Je me retrouve devant France 3 (ou la cinquième ... sais plus), un dessin animé : Moomin.

Déjà, Moomin lui-même est affreux :

1) c'est un hippopotame qui n'a pas de bouche

2) il ne lui arrive que des emmerdes

3) ses emmerdes sont systématiquement des trucs bizarres

Mes souvenirs de ce fameux épisodes sont plutôt confus : un type qui joue de la flûte et qui ressemble horriblement à un épouvantail, une "petite fille" qui ressemblait à une mémé avec une voix bizarre et un pique-nique où tout le monde finit par se paumer.

Oui mais voilà, ces bourreaux d'enfants, non contents d'avoir traumatisé toute une génération (qui a dit que je ne pouvais pas être une génération à moi toute seule ?) ont resorti une adaptation en bande dessinée !!


J'ai d'abord frémi ... Tourné autour ... Envoyé des signaux de détresse à Baby Boy qui se trouvait être là ... Et j'ai osé. Je voulais comprendre, verrifier que c'était vraiment un truc flippant.

Dès le début, Moomin a des problèmes : il a invité tout ses amis chez lui et il arrive pas à les faire partir. Il rencontre son pote le renard qui lui donne des supers conseils pour les virer de chez lui. Moomin finit par introduire un nouvel invité, tellement puant qu'il fait fuir tout les autres. Tout est bien qui finit bien ? Non. L'invité puant est bien décidé à rester et ... il prend l'idée de manger la maison de Moomin. Si. Je vous assure. Donc Moomin revient tout triste vers son ami le renard puisqu'il n'a plus de maison. Et le dit ami renard, plein de sagesse, lui conseille ... de porter plainte ... et de corrompre le policier du coin en lui offrant une fleur. Si. Je vous jure que c'est vrai. Mais c'est pas fini. Moomin cueille une fleur, va l'offrir à l'officier du coin qui ... l'arrête pour avoir cueillie une fleur de jardin public. Moomin se retrouve en prison. J'ai préféré arrêter les frais.

Brrr j'en ai encore des frissons ...

Et vous ? Vous en pensez quoi de Moomin ? Un dessin animé vous traumatisait quand vous étiez petits ?
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Dimanche 21 octobre 2007
Amis lecteurs, je tiens à vous prévenir, n'ayant pas eu le temps de me pencher sur Van Eyck depuis la dernière fois, je vais m'ausculter le nombril et vous raconter mes aventures.

Alors voilà, figurez vous que depuis deux-trois mois je cherche du thé au litchi. Si si ! C'est super bon parce que ça fonctionne en deux vague : d'abord la vague goût thé, puis la vague goût litchi et ça, c'est divin. Oui mais voilà, alors qu'on m'avait dit "oh t'en trouve chez tout les traiteurs chinois", impossible de mettre la main sur cette merveille gustative. J'ai même eu droit à "du thé à quoi ? Vous êtes sûre que ça existe ? C'est pas plutôt du jus de litchi dans du thé ?? Jamais entendu parler" Et puis je me suis lancée de le plus chouette salon de thé du coin, celui qui a un choix de 150 thés différents.

J'énonce ma requête et là, la vendeuse me largue, elle gicle vers ce qui, maintenant, semble être la patronne, cause, recause, me regarde d'un air implorant. Oui, bon, je viens. La patronne me regarde avec des yeux ronds "c'est bien la première fois ! Mais vous savez, si j'en avais, il ne se vendrait pas !" Résignée, je me rabats sur le catalogue des plus prometteurs, la vendeuse tente de me conseiller "agrumes ? fruits rouge ? bergamote ?" que nenni ! Je finis par demander (en me souvenant d'un thé de Noël des plus subtils) si elle a du thé à la cerise. Retour à la case patronne qui cette fois fait le déplacement "vous savez, les gens ici ont des goûts très traditionnels ! Alors que vous ... Vous avez des goûts atypiques ! Mais je vais essayer de trouver du thé au litchi pour les fêtes, repassez en décembre !".

Des goûts atypiques ... Mais flûte ! Je le fais pas exprès non plus ! Maintenant que j'y pense, ça se réduit pas au thé ... C'est même plutôt très étendu à en croire certains ... Eh ben ils savent pas ce qu'ils ratent ! Et puis flûte !

[bon allez, si vous êtes sages, je vous parle des couteaux de l'âge du bronze ! Pa-ssio-nant !]
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Vendredi 12 octobre 2007
Lundi matin. Je harcelle Baby Boy "dessine moi un plan ! dessine moi un plan ! dessine moi un plan ! tu sais bien que j'ai pas le sens de l'orientation ! dessine moi un plan ! dessine moi un plan ! et tu sais aussi que je connais pas ce coin ! dessine moi un plan ! dessine moi un plan ! (...) dessine moi un plan !" Jusqu'à éxécution.

Mercredi, repérage des lieux. Plan en main. Je trouve quand même le moyen de chercher pendant un quart d'heure avec force de tournage en rond (Baby Boy, si tu envisageais d'être cartographe, oublie) jusqu'à trouver le bon escalier. Allelluia ! 15 km plus tard, je trouve le lieu de torture. Bien. Reste plus qu'à rentrer réviser.

Jeudi, 5h45 (ouch), jour J. Je rate le bus à deux minutes près. Depuis le suivant, je revois (vision d'horreur, faites moi confiance) une ancienne prof d'espagnol et ne me dites pas que ... si ! Elle porte son immonde veste jaune avec sa touillette !!! [la dite touillette est une espèce d'épingle d'une dizaine de centimètres avec une tête qui ressemble fort à une boule de Noël et ... bref] Arghl ! Le mauvais présaaaage !!! 7h55. Arrivée sur les lieux du crime. Pouffeland. Pouffe 256 et pouffe 483 : "'t1 sa mfé chié" "ué mé tro koi !". 8h15, JM prend la parole. Au loin. Qu'est ce qu'il raconte ? Ça me concerne ? "CEUX QUI SONT AVEC MOI C'EST PAR ICI" ah ben oui. "Cranky tu es en 5". Pardon ????! "T'as compris ?" "Euuuuh oui ?" Que nenni. Le quart d'heure suivant a été consacré à me demander ce que ça pouvait bien vouloir dire. 8h30 Appel. Blondasse Première : "Qu'est ce qu'il m'a écrit JM là ?... Crangy ?" "Ahem : Cranky". Ça commence bien. Après, Blondasse Première a entrepris de nous parquer comme des moutons "mettez vous bien en file". Puis nous sommes rentrés dans la salle de torture un par un. 8h55 "Question 2" héééé merde je me suis plantéeee mais c'est quoi aussi cette idée ! de nuit ! tss tss tss ! je vais me planteeeer. 9 h25 Verdict : Blondasse Première "ah ben c'est bon ! Tu es débarrassée ! Au fait, excuse moi d'avoir écorché ton prénom".
Rien à foutre.
J'ai eu mon cooooooode !

[un pas de plus vers le permis héhé ! quoi ? leçons de conduite ? déjà ? c'est obligé ?]

[EDIT mais tout ça c'est grâce aux chocapics]
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Lundi 1 octobre 2007
Agneau-Mystique.jpg

Cranky n'a pas peur (gnéhéhé) de la difficulté et elle vous le prouve ! Vous avez majoritairement choisi une note sur Van Eyck, vous allez être servis ! Héhé oui, parce que j'ai dit Van Eyck, mais je n'ai pas précisé lequel ... Oui, vous ne rêvez pas, ils sont deux !

Vous connaissez certainement Jan (dont j'aurais pu me contenter de parler), un des rares artistes flamands à avoir signé et daté certaines de ses œuvres (à priori 9 dont Les époux Arnolfini, La Vierge au chancelier Rolin, L'homme au turban rouge, La Vierge au chanoine Van der Paele, La Vierge dans l'Église etc) oui mais voilà, sont frère, Hubert, était peintre également et ils ont travaillé ensemble sur une seule énoooorme pièce : le retable à l'agneau mystique. Celà dit, les origines de ce tableau sont aussi mystérieuses que sa signification, donc Hubert n'est qu'une hypothèse.

Je me vois contrainte de vous barber cinq minutes avec quelques rappels historiques pour bien vous mettre dans l'ambiance ... À propos, à ceux qui sont fermement anticléricaux au point qu'ils ne supportent pas de voir écrit «Dieu», la sortie c'est par là, en haut à droite (mais si ! là, la croix rouge, vous y êtes ? bien ! au revoir !).

Nous sommes donc dans la première moitié du XV° siècle, à une époque que certains considèrent déjà comme la Renaissance, en Flandres (à Gand précisément). Aaah les Flandres ... Première société capitaliste de l'histoire qui s'étend des Pays Bas au Nord de la France (Duché de Bourgogne) en passant par la Belgique. On y découvre un foisonnement artistique parallèle à l'Italie des Médicis où les innovations techniques voisinent les innovations iconographiques (perspective, accumulation de détails).

Il est d'ailleurs temps d'éclaircir (un peu) un petit détail : la légende veut que Jan van Eyck ait inventé la peinture à l'huile. Eh bien c'est faux, il n'a pas inventé la peinture à l'huile mais y a ajouté des ingrédients (dont la fameuse essence de thérébentine) qui ont permis d'améliorer son utilisation, de jouer sur sa transparence etc. Retenez bien la nuance : il n'a pas inventé la peinture à l'huile, il l'a améliorée.

Mais revenons à notre société flamande : qui dit capitalisme dit riches marchands (banquiers, commerçants ... après on a aussi le riche clergé et les riches nobles quand même) ... Une société urbaine dotée de structures administratives fortes et d'un système de corporations d'artisans, de confréries, de guildes ... Mais que souhaitent les riches marchands ? Se racheter (au sens propre pour le coup) auprès de Dieu en investissant dans une œuvre votive devant laquelle ils pourront méditer et prier. Et qu'ils pourront destiner à l'église du coin, à la chapelle de leur famille ou de leur corps social. La piété prend un tournant nouveau, on humanise la divinité, on rapproche le monde idéologique et laïque : de plus en plus de donateurs sont laïques et il sont même parfois inclus dans les scènes religieuses.

C'est peut être le cas de ce retable ... Mais au fait, un retable, qu'est ce que c'est ? Alors d'après Monsieur Larousse cuvée 2000 : «dans une église, construction verticale portant un décor peint ou sculpté, placé sur un autel ou en retrait de celui ci». Généralement, les retables sont divisés en plusieurs parties sur des volets mobiles, on a des diptyques (deux parties), triptyques (trois parties) et ici, carrément, un polyptyque (plein de parties, vous avez compris). La production de ce type d'œuvre était énorme, elle remplaçait les portails sculptés dans leur fonction didactique : enseigner la vérité religieuse et la morale aux fidèles Ce retable, qui aurait été peint entre 1426 et 1432, a été prévu pour la chapelle funéraire Saint Bavon de Gand : quand il est fermé, les ombres des tableaux sont en adéquation avec la lumière des vitraux. L'hypothèse selon laquelle Hubert van Eyck aurait vraiment contribué à ce retable est controversée étant donné qu'il serait mort en 1426 ... Mais une inscription indique pourtant qu'il aurait été commencé par Hubert et fini par Jan à la demande de Joos Vijd (conseiller municipal de Gand et noble proche de Philippe le Bon).

Mais ici arrive un autre mystère : est ce bien une commande de Joos Vijd ? Aurait il financé un retable énorme pour une chapelle minuscule ? Une réaction de nouveau riche ? En fait, il serait plus logique que le donnateur de départ soit un noble puissant et orgueilleux. Le sujet du polyptyque aurait été déterminépar un événement historique : le triomphe de Martin V au concile de Constance qui met fin au Grand Schisme d'Occident. Tout ça pour dire que quelque chose a du arrêter le noble alors que le retable était inachevé et Joos Vijd et sa femme auraient été rajoutés après avoir finit de financer le retable (CQFD ... non ?)

Allez les coquinous ! La suite au prochain épisode ! (c'est cruel mais c'est comme ça)

Par Cranky Flour - Publié dans : Exit
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Samedi 29 septembre 2007
Je crois que ça devient désespérant. J'en arrive à perdre mes moyens devant quelqu'un qui ne me plaît même pas. J'avais besoin de ses cours, je les lui ai gentiment demandé et jusque là tout va bien. À mon grand dam je m'aperçoit que ce gentil collègue écrit avec ses pieds et mes notes se retrouvent ponctuées de joyeux points d'interrogations. Pas grave, me dis-je, je lui demande une explication de texte demain.
Et nous y voilà, je lui explique le topo et il me propose d'en reparler après les cours. Okay. À ce point, tout va encore bien.
Mais nous y voilà, je descend grâcieusement (qui a ri ?) les marches de l'amphi et alors que je comptais lui dire "promis, après j'arrête de t'embêter avec ça", j'ai perdu le sens de la parole et seulement la moitié de ces mots ont daigné sortir de ma bouche ...

C'est quoi ce coup de la carpe là hein ?

Oui bon c'est pas grave tout ça mais j'ai rien de mieux à vous raconter (c'est dire).

[la saga de la rentrée pour bientôt, j'y travaille je vous assure]

Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Dimanche 16 septembre 2007
Ah la fac ... Tout ces petits jeunes de première année complètement égarés qui, avec leur grands yeux de cockers nous demandent avec des tremolos dans la voix : "vous êtes en psycho ?". Je n'ai rien contre les premières années bien sûr, j'en viens, mais ceux qui sont en "psycho" sont particulièrement nombreux et paumés ...
Et puis cette semaine était l'occasion de retrouver Baby Boy pour écouler de longues heures (mais  toujours agréable, celà va sans dire) à gambader de ci de là, faire des cadavres exquis (quoi ? nous étudions les procédés surréalistes pour mettre en évidence l'inconscient et ... oui bon ça va ... on a que ça à foutre), à chanter des daubes diverses et varier, à parler fantasmes et minikeums (mais pas les deux en même temps !), à parler de la saison 3 de Desperate Housewives et bien sûr, à jouer les langues de vipères.

Mm ... J'ai beau me répéter que la mer est pleine de poissons, je ne peux pas m'empêcher de penser que  la mare est pleine de crapauds. Bon allez, c'est pas gagné mais on progresse. (Sauf le vendredi, jour maudit)

À très bientôt (tout à l'heure ? Qui sait ...) pour l'ébourifante et inattendue saga de la rentrée ! (ohoo suspense suspense ... en attendant, n'écoutez *PAS* Christophe Maé)
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Samedi 8 septembre 2007
Vous ne rêvez pas, j'écris enfin l'article promis sur Alberto Giacometti. J'ai choisi de vous parler de L'homme qui marche (peu importe lequel puisque comme Munch et son Cri, Giacometti a fait plusieurs versions de cette sculpture) ... j'avais envie de vous surprendre avec un de ses objets surréalistes mais finalement, j'aime autant vous parler d'une de ses sculptures les plus célèbres.

giacometti-copie-1.jpg

Alberto Giacometti (1901-1966) est un artiste Suisse. Fils d'un peintre, il réalise très tôt qu'il aborde l'art d'une manière différente. Plus précisément, il sclupte ce qu'il voit, et pas ce qu'il sait. Je vois bien à votre air égaré que c'est pas forcément très clair, et comme c'est capital pour comprendre cette sculpture, je vais vous raconter une petite anecdote.

Le papa du petit Alberto avait décidé de prendre en main l'éducation artistique de son fils en lui faisait dessiner des poires d'après nature. Il a donc posé sa coupe de fruits bien en vue sur la table un peu plus loin et a donné pour consignes à son fils de dessiner ce qu'il voyait. C'est à ce moment là que la "crise de la dimension" a commencé : alors que son papa, pour montrer l'exemple, dessinait de jolies poires bien dodues, qui prenaient toute la page, le petit Alberto dessinait des poires minuscules. Forcément, puisqu'il les voyait comme ça (puisque loin) et qu'il les représentaient d'après la réalité. Vous voyez là ? Pas la réalité de ce qu'il sait, comme papa (des jolies poires dodues) mais la réalité de ce qu'il voit (de toutes petites poires loin loin loin) !

Il faut aussi évoquer un traumatisme qu'il a connu pendant son deuxième voyage en Italie : la mort d'un de ses amis (âgé, quand même) sous ses yeux, au moment où il perdait les notions de distance, tout lui échappait. Cet événement participe à la fascination de Giacometti sur le crâne humain qui lui est pleinement apparut à l'instant de la mort de son ami. Il a par la suite passé de longues heures enfermé dans son atelier à essayer de dessiner un crâne ... La Crise de la dimension avait encore frappé et il voyait la distance entre chaque détail, insaisissable, s'étendre à l'infini. Même les portraits d'après des modèles vivants deviennent à ses yeux impossibles : à chaque instant le visage lui paraissait différent, chaque détail en perpétuel mouvement : impossible de représenter la vie dans toute sa complexité. À partir de là, pour faire simple, à travers tout ses portraits, on retrouve quelque chose d'universel commun à tous, grosso modo : le crâne.

Mais revenons plutôt à la chronologie, la "crise de la dimension" a été passagèrement résolue pendant sa période des "objets surréalistes". Ces mêmes objets, si vous avez été bien attentifs, dont j'ai choisi de ne pas parler ! *Rire sadique* Bon, oui, d'accord, si vous insistez, je vous dit quand même quelques mots. Alors à ce moment, Giacometti a différentes influences. Pour simplifier les choses, je ne vais en citer que trois (mais rien ne vous empêche d'aller fouiller un peu de votre côté hein) : les arts primitifs, le cubisme et Brancusi (ces derniers s'inspirant eux aussi des arts primitifs, c'était la mode ...). Tout ça se traduit par des "formes pleines et calmes" (à la Brancusi) et des "formes aiguës et violentes" (plutôt cubistes), la complémentarité des formes garantissant l'unité de la sculpture et leur dualité (associée parfois à des plans en biais) lui donnant du dynamisme. Et puis Giacometti commence a accorder de l'importance au socle : comme chez Brancusi, il est intégré à l'oeuvre. Ces objets surréalistes sont parfaitement lisibles au premier coup d'oeil, tout comme les "formes dépliées" cubistes.

La dernière chose à évoquer avant de m'attaquer à L'homme qui marche, c'est la période de la Seconde Guerre Mondiale, soit la période pendant laquelle la "crise de la dimension" est revenue d'un coup comme une grande claque dans la mouille (si je puis me permettre). Oui, subitement, Giacometti est revenu à la figuration (ou presque) avec des personnages microscules ... Comme vous le lirez de ci et aussi de là si vous vous renseignez un brin, sa production de l'époque pouvait tenir dans une boîte d'allumette.

Voilà, ajoutez à tout ça l'insatisfaction éternelle, la philosophie et le combat contre la matière et vous obtenez L'homme qui marche. Oui ... bon ... je schématise un peu (qui a dit "beaucoup" ? ne fais pas le malin Thinredline ! Je te vois !) mais le but est de vous donner envie d'aller plus loin ... Mais non je vais pas m'arrêter là comme ça si brutalement ! D'ailleurs je vais même vous prendre par la main et tenter de vous montrer pourquoi cette sculpture est une merveille remarquable et non pas un vieux machin tout noir vaguement humanoïde.

Allez venez ! Regardez le socle. Oui, lui aussi est important pour une raison toute bête mais qui rejoint ce que j'ai dit sur l'influence de Brancusi entre autres : le socle impose une distance par rapport à la sculpture pour que le spectateur puisse la voir avec un recul nécessaire ... Ce qui ajoute une notion de sacré (il impose en quelques sortes une distance "respectueuse") qui peut se rattacher à l'influence des arts premiers (les totems notamment ...).

Et regardez cette forme squelettique et étirée ... Nous revoilà dans le caractère universel du squelette, notre Homme qui marche est un homme lambda et là, je vois venir d'épineuses considérations philosophiques que je ne maîtrise absolument pas ... Alors je vais juste vous dire que Giacometti était fan (je me permet d'être triviale, oui.) de Jean-Paul Sartre et me demander avec vous où cet homme peut il bien aller ? et quel est son but ? Maintenant pour ce qui est du côté étiré, c'est le résultat d'un retour à une taille plus humaine après la guerre, Giacometti est resté dans la continuité de ses travaux.

Regardez aussi le dynamise qui émane de cette forme pourtant raide ... Et puis si vous arrivez à y distinguer, regardez la manière dont a été travaillée la sculpture, elle est rugueuse, griffée, comme si elle avait été rongée par l'éternité, il y a quelque chose de violent et de sensuel (si si) dans ces aspérités ... Ce qui m'ammène à vous reparler du combat contre la matière de Giacometti mais aussi de sa volonté de saisir, reproduire la vie, ce fourmillement toujours changeant.

Voilà, j'espère être parvenue à vous montrer que l'oeuvre de Giacometti est infiniment riche et qu'elle mérite toute votre attention ! Je rappelle aussi que tout ça n'est pas exhaustif.

Par Cranky Flour - Publié dans : Exit
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Dimanche 2 septembre 2007
Oui ... Vous ne rêvez pas ... Je quitte mon trou paumé pour la capitale (de région ... faut pas déconner). Mais je ne retourne pas au CROUS ... Non non non ... (d'ailleurs ils n'ont pas voulu de moi). Je risque donc d'être plutôt très absente ces temps si (même si la rentrée, ce sera le 17) ... Qui a dit "ça changera pas grand chose ?" Mm ? Attention je prends les noms !
Bon ... je reviendrai hein ...
Qui a dit "et Giacometti" ? Sachez que j'ai passé beaucoup de temps à lire, écrire, retourner des idées dans tout les sens, débuter un semblant de note ... Mais je suis pas encore satisfaite ... Trop long déjà ... Sais pas quoi enlever ... Et puis trop de chose à mettre encore ... Mais je vais y travailler, depuis la ville, sous Open Office même (équivalent de Word sous Linux) ... En passant, merci à Overblog qui me permettera un joli copier-coller.

Allez, en attendant, amusez vous bien, essuyez vous les pieds en entrant, tripotez pas trop le bidule là bas, c'est fragile ça, ne regardez pas trop Le destin de Lisa, n'abusez pas sur Christophe Maé ... À très bientôt pour de nouvelles (ô combien passionnantes) aventures !
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Lundi 27 août 2007
Et dire que j'avais commencé ma note sur Giacometti ...
Aaah Thinredline ! Que n'as tu pas fait ?!... Mais puisqu'il le faut ...

1) Attrappez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4e ligne

"maillot, qu' "en l'espace d'une seconde, une essence de"

2) Sans verrifier, quel heure est il ?

18h00

3) Vérifiez

18h05

4) Que portez vous ?

un jean et un tee shirt, original ... (ouais je casse un mythe hein, non je ne suis pas nudiste)

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez vous ?

Ma playlist sur Amarok

6) Quel bruit entendez vous à part celui de l'ordinateur ?

Neil Hannon qui hurle "Chaaaaaarge" (graou), quelques oiseaux, quelques Jacky (la fenêtre est ouverte)

7) Quand vous êtes sortis la dernière fois, qu'avez vous fait ?

Lu sous le pommier

8) Avez vous rêvé cette nuit ?

Oui

9) Quand avez vous ri la dernière fois ?

Euh ... C'est que je ri souvent pour rien alors après pour me rappeler de la dernière fois ... Bon alors le dernier vrai fou rire "je vous ai pris votre toque" hahahahahahahaha j'en ris encore hahahahahaha... ahem désolée

10) Qu'y a t il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Du papier peint principalement

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Comme je l'ai déjà dit précédemment : des croissants puisque c'est, en général, ce qu'on a envie d'acheter de bon matin ... Bon maintenant que j'y réfléchi, puisque je serai multimillionnaire, je pourrai me permettre d'acheter quelque chose qui contient beaucoup, beaucoup de chocolaaat ...

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Ratatouille. (mais eu ! quoi ?...)

13) Avez vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

Mm ... Non.

14) Que pensez vous de ce questionnaire ?

Je l'ai déjà fait une fois, il est toujours aussi fun (wouhouuu)

15) Dites nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore

John Cleese est mon Monty Python préféré (quoi ? oui bon vous devez être deux à le savoir, trois peut être ... bon ...) ... Bon alors ... euh ... je suis capable de chanter en entier et sans prévenir la chanson que chantent Timon et Pumba pour faire diversion et je connais des passages entiers des dialogues du reste de film par coeur (quoi ? vous le saviez aussi ? oui, okay, vous êtes un ou deux à le savoir aussi) ... J'ai les pieds romains (hahahaaa ça, vous le saviez paas ... si ? oh merde.)

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Ça n'a pas non plus trop changé depuis la dernière fois ... Jeanne, Théa ou Emma

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Mm ... Qu'est ce que j'avais dit déjà la dernière fois ...? Thomas, oui, c'est ça.

18) Avez vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Oui ! Là, tout près, de l'autre côté de la Manche ....... (je veux y allleeeeeeeeer .........)

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

"Alors alors ... Cran-ky ... Mm ... Ah oui ! 9ème nuage à gauche, à côté de la fontaine de chocolat ... Mais suivez plutôt Ricardo, Armando, Vladimir, Igor et le reste de l'équipe ..."

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et de la politique, que changeriez vous ?

Christophe Maé et Vitaa ... Je les enverrai loin loin loin ......

21) Aimez vous danser ?

Oui !!! Mais ... chut ! (je danse toute seule et dans le noir, na)

22) Georges Bush ?

Il est encore long ce mandat ?

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ?

Un épisode de Spin City qui m'a rappelé ma jeunesse ... (oui, il y a 5 ans, j'étais jeune)

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relai sur leur blog ?

Alors ... Qui reste t il ... Nano, Luna et ... euh ... Désolée

Question subsidiaire
25) Tu te teins quand les cheveux en blond ?

Ja-mais

Par Cranky Flour
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Mercredi 22 août 2007
Depuis quelques jours, je me raisonne "nooon ! n'écris rien ! tu vas le regretter !". Mais non ... rien à faire ...  Une fois de plus, je dis merde à ma raison (vous notterez que c'est rarement une bonne idée, je suis passée professionelle dans ce domaine, ne le faites pas à la maison et éloignez les enfants de ce blog). Le reste est plus fort ... Au premier rang : mes peurs irrationnelles et cette chose qu'on appelle communément "coeur".
Quoi ??! Il est encore là lui ? Ah ben oui, on dirait bien ... Il faut se rendre à l'évidence, une fois de plus Môssieur se met à décider de tout. Et une fois de plus, il se ramasse. Faut croire qu'il est aussi doué que Ricardo, Armando, Vladimir etc.
À chaque fois c'est pareil, il hurle niaisement "Mais siii ! C'est *LUI* ! Fini les crapauds, c'est le bon !" et évidemment, je le crois.
Ne croyez pas qu'il prend le contrôle toutes les cinq minutes (comment ça c'est moi que j'essaie de convaincre ?!) ...
Mais bon ... après tout ... il ne se ramasse pas comme d'habitude cette fois ... Non ... C'est comme s'il tombait à travers un looooong buisson de ronces ... et au bout ? Est ce qu'il tombera sur un coussin ? Ou sur le béton (oui, parfaitement, sous le buisson) ?
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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