Vendredi 1 août 2008
Mes parents ont cru bon de me doter d'un prénom plutôt rare, en homage à mon arrière grand-mère. Je ne peux pas vraiment juger si c'était une bonne ou une mauvaise idée mais assez souvent, ça fait son petit effet. Parfois c'est chiant : "Oh ma grand-mère/ma tante/ma mère s'appelle pareil !" ou alors on me fait des blagues à la noix de coco (mais c'est qui Coco ? (pardon ...)).

Et puis des fois, les gens n'arrivent pas à s'en souvenir. C'est ce qui s'est passé mercredi dernier. Imaginez le cadre : repas de famille ... dans la famille de Baby Boy où j'étais cordialement conviée (oui, il se trouve que j'étais chez Baby Boy pour visiter son trou paumé et que bon, puisque j'étais là, on n'allait pas me laisser moisir pendant un convivial banquet).

Et donc, malgré tout leurs efforts ...

"Tu reprendras bien de la salade Pauline"
"Charline, est-ce que tu peux me passer la sauce ?"
"Alors Cranchy, le château, c'était comment ?" (on progresse)

Mais Germain, le frère de Baby Boy qui me connaît depuis bien cinq-six ans, a fini par y mettre une dose monumentale de bonne volonté "Donc, *Cranky*, tu veux bien me passer le plateau de fromage, *Cranky*"

En revanche d'autres fois, j'ai eu droit à des réactions totalement saugrenues. Par exemple, l'année dernière, en cours, la prof d'informatique (faut le dire vite) faisait l'appel quand elle a calé sur mon prénom en souriant comme une dingue ... D'ailleurs elle l'a répété plusieurs fois ... Elle a fini par me préciser "l'année d'avant aussi j'avais une étudiante qui s'appelait Cranky, je sais pas si c'est vous ..." voilà qui explique tout ...

Et puis la bouchère de ma grand-mère est fan : "Bonjour *Cranky* ! Je suis à vous tout de suite *Cranky* ... Oh excusez moi mais j'adore votre prénom *Cranky* ! Alors qu'est ce qu'il vous faut aujourd'hui *Cranky* (...)" Bref. Vous avez compris.

C'est quand même bizarre l'idée qu'on se fait des gens à partir d'un prénom ... Généralement suite à une expérience traumatisante ... Par exemple, si un hypothétique Monsieur Sublime bien sous tout rapports se prénomait Alain, j'aurais beaucoup beaucoup de mal ...

Il se trouve aussi que j'ai tendance à trouver les Julie extrèmement agaçantes ...

C'est débile mais comment s'en empêcher ?

Allez, comme ça fait longtemps, une petite fin en "et vous" :

Et vous ? C'est quoi les prénoms qui vous hérissent ? Des anecdotes à raconter avec votre prénom ?
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Samedi 5 juillet 2008
Ah amis lecteurs, derrière mon silence ces derniers temps, vous avez en fait échappé à trois aventures rocambolesques, deux séries de considérations déprimantes, deux playlists déprimantes itou (qui se rejoignaient à peu près), un long compte-rendu de la fête du cinéma et peut être des choses bien pires encore ! Je prends quand même le temps de vous dire (si vous n'avez pas lu les derniers commentaires) que non, je n'ai pas eu mon permis. Comme basse vengeance, je vais vous dire que d'abord, l'examinatrice/inspectrice/sa seigneurerie/que sais-je n'est même pas foutue de s'enduire correctement la tronche d'autobronzant. C'est ça en fait, son visage multicolore, ça a dû me déconcentrer.
Et puis pendant que je suis là, je voudrais quand même bien savoir ce que vous avez pensé de Brazil.

Bon en fait je me tate pour me lancer dans le récit de mes ébouriffantes péripéties ... Allez, juste une, parce que c'est vous. Alors je l'ai peut être déjà dit mais la maison de mes parents, dans un trou paumé en pleine campagne verdoyante et - il faut bien l'admettre - parfois hostile, se situe précisément en face du cours d'eau local (enfin encore plus précisément en face d'une route puis d'un champ, puis d'un chemin, puis du cours d'eau. Bref.). L'été, c'est particulièrement agréable ... D'ailleurs y a des tas de gens qui viennent pêcher et s'aérer dans le coin ... Mais la nuit, ce cadre idyllique prend une toute autre tournure : les Jacky débarquent.

En fait, au milieu de l'après-midi, on sent que quelque chose couve ... On a l'impression que des tas de Jacky circulent ... Mais en fait pas du tout ! Il n'y en a qu'un ... et il règle la sono. Gasp. Donc première étape, au crépuscule, quand les odeurs de barbecues commencent à disparaître, ils lancent leur musique de merde. Deuxième étape, quand il fait vraiment nuit, ils entreprennent de faire un feu. D'ailleurs ça ne m'étonnerai pas que certains d'entre eux y passent pendant cette rude épreuve, ce combat avec la nature, ce cuisant péril ... Toujours est il qu'aux alentours de minuit et demi, la sono arrête de tourner. On imagine les Jacky plonger dans un sommeil massif, la bouche ouverte contre l'herbe luisante de rosée et de bière. On commence à s'endormir nous même en pensant qu'ils pioncent tous. Tous, sauf un. Celui qui joue du djembé ...

Là, je peux vous dire qu'on s'imagine très bien courir dans le champ en hurlant avec une hache pour seule parure.

Je vous avais bien dit que la nature était hostile.
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Jeudi 19 juin 2008
Lundi 23 juin, deux événements.

Vous êtes sur un blog donc le premier ne concernera que moi (+ un examinateur + Aimable Second (qui n'a rien à envier à Aimable Premier qui clôt mes speechs par "c'est bon t'as fini ?") + mon banquier + quelques piétons + quelques deux roues + quelques automobilistes + quelques animaux + quelques trottoirs) héhé je passe mon permis. Restez bien chez vous.

Le second vous concerne. Oui, VOUS. Non pas que je vous mette à contribution pour quoi que ce soit (quoique s'il y a des amateurs cranky point flour at free point fr) mais si vous suivez mon conseil, vous passerez une soirée exceptionnelle. Aux alentours de 20h45, réglez donc votre téléviseur couleur (c'est mieux) sur arte (oh dites donc ! je vous ai entendu soupirer là bas !) qui diffuse (enfin !) l'inénarrable Brazil ! (si je savais faire j'aurais créé de mes dix doigts un gif à paillettes pour appuyer mes arguments) Brazil c'est un film drôle dément terrible drôle sombre dingue et ultra bien foutu avec un hommage à Eisensteinounet !!! (si !) Vous avez aimé 1984 ? Vous aimerez Brazil. Vous n'avez pas aimé 1984 ? Vous aimerez Brazil aussi. Brazil c'est de l'anticipation mais pas que. Brazil c'est de Niro mais pas que. Brazil c'est une chanson qui vous restera des plombes dans la tête mais pas que.

Bon. Pour les gens qui sont vraiment opposés à tout cynisme ... Essayez quand même, flûte !
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Mercredi 11 juin 2008
Avertissement : Comme j'ai déjà dû le dire précédemment, aborder le Retable de l'Agneau mystique est loin d'être évident. Je vous rappelle qu'on ne sait pas exactement qui l'a peint entre Hubert et Jan Van Eyck (ou qui a peint quoi) et pour qui. Le programme iconographique a été conçu par un/des théologiens tord... ahem brillants. Autrement dit, chaque détail déborde de symboles plus ou moins alambiqués et inintelligibles pour un spectateur du XXI° siècle lambda qui ne connait pas nécessairement la Bible par coeur. C'est pourquoi ce que je m'apprête à écrire sous vos yeux ébahis n'est en aucun cas scientifique. Donc amis lycéens/étudiants/que sais-je, je vous déconseille de copier/coller tout ça et vous encourage à chercher dans des sources fiables (par exemple, le bouquin de Valentin Denis sobrement intitulé Van Eyck, qui m'a été d'une aide précieuse). Filez à la BU bande de mollassons ! Trêve de plaisanteries, même si je me suis documentée, quelques erreurs sont possibles (d'ailleurs si vous en remarquez, dites le moi que je répare tout ça) et je cherche avant tout à vous donner envie, à vous rendre curieux.

Ceci étant, pour la seconde partie de ma saga Van Eyck. Commençons par une explication capitale : mais c'est quoi cette histoire d'agneau mystique ? La réponse tiens en trois mots : c'est le Christ. Mais je sens que ça ne vous aide pas. Alors en fait, l'agneau symbolise avant tout le sacrifice (la bestiole idéale à égorger dans le but de faire oublier à Dieu tout les péchés qu'on a pu commettre), par analogie, l'agneau symbolise l'homme qui s'est sacrifié pour racheter l'ensemble des péchés humains (dont, en number one le péché originel) dans des conditions pour le moins sordides : Jésus. Donc si vous suivez, le thème central du retable, c'est la rédemption dont tout le monde va bénéficier grâce au dévouement de Jésus.

Maintenant, si vous êtes encore là, passons à la description du retable fermé (le retable ouvert, ce sera pour la prochaine fois, chaque chose en son temps).


L'ensemble est divisé en trois parties, je vais donc commencer en toute logique par parler de la partie centrale (mais si.) : la scène d'annonciation.

Pour faire simple, l'ange Gabriel (à gauche) annonce à la Vierge (à droite) qu'elle va mettre au monde un fils par le biais du Saint Esprit (la colombe auréolée au dessus de la Vierge). Vous aurez sans doute compris que ce fils, ce sera Jésus, et donc cette scène est le premier grand pas vers la rédemption. Tout ce joyeux monde est installé dans un intérieur flamand du XV° siècle, reconnaissable grâce au plafond en bois à solives et à la vue sur une ville typiquement flamande par les fenêtres. L'ange Gabriel est visiblement en train de déranger la Vierge pendant ses prières en lui annonçant qu'il vient du ciel et que les étoiles entre elles ne... bref. Votre oeil de lynx aura probablement remarqué les inscriptions dorées entre l'ange et la Vierge. Ce sont en quelques sortes des bulles de bande dessinée : l'ange dit à la Vierge "ave gracia plena, dominus tecum" (dont je ne connais pas la traduction exacte) et la Vierge répond "ecce ancilla domini" (autrement dit "voici la servante du Seigneur"). Comme ses mots s'adressent à Dieu, ils sont non seulement écrits de droite à gauche mais aussi inversés de manière à ce que seul Dieu/le Saint Esprit puisse lire. Le mobilier rappelle la pureté et la piété de la Vierge avec des objets en cuivre brillants, le linge immaculé, le lys tenu par l'ange mais aussi des manuscrits religieux.

Dans la partie supérieure, deux prophètes se trouvent de part et d'autres de deux sibylles. Les prophètes, ce sont Zacharie et Michée et les sibylles, ce sont un peu les Madame Soleil de l'antiquité gréco-romaine (ici la sibylle d'Érythrée et la sibylle de Cumes). Tout ce joyeux monde a annoncé l'arrivée du Christ et pour que les choses soient bien claires, les frères Van Eyck ont écrit les noms sur le cadre et des phylactères (les banderoles blanches) qui retranscrivent leurs révélations respectives.

Enfin, dans la partie inférieure, les joyeux donnateurs Joos Vijd et Isabelle Borluut encadrent saint Jean-Baptiste (celui qui tient un agneau) et saint Jean l'évangeliste (celui qui tient une coupe qui déborde de serpents). À défaut d'être les saint patrons des donnateurs, les deux saints ont un rapport avec l'épisode de l'Agneau mystique : le baptiste tient l'Agneau de Dieu et l'évangéliste a eu la vision de l'agneau mystique. Tout le monde est représenté sous une architecture feinte dans un bel exercice de style ("hé regardez ! c'est la peinture qui est plus forte que l'architecture !") de même que les saints sont représentés en grisaille, c'est à dire sous forme de sculptures en marbre monochrome ("hé regardez ! c'est la peinture qui est plus forte que la sculpture !"). Le réalisme des personnages est frappant, les donnateurs sont représentés sans idéalisation, l'important, c'est leur piété.

Chaque partie du retable est agencée de manière réfléchie et en fonction du thème central. Ici, la scène centrale fait le lien entre Ancien Testament en haut et Nouveau Testament en bas et le tout annonce la rédemption, sert d'introduction.

Quel suspense ... Que nous réserve la partie ouverte du retable ? Pourquoi cette oeuvre est elle remarquable ? Vous les saurez dans les prochains épisodes de la saga Van Eyck ...
Par Cranky Flour - Publié dans : Exit
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Vendredi 6 juin 2008
Délétère

adj. (gr. dêlêtêrios, nuisible). 1. Nuisible à la santé. 2. Litt. Qui corrompt l'esprit ; corrupteur.

Parce qu'il arrive de croiser des gens toxiques. Parfois leur parole est un supplice. Parfois c'est leur silence. Parfois on s'auto-intoxique, tout seul, comme un grand.
L'ennui, la pluie, la tristesse ambiante.
Le mois de mai était laid.
Pas comme février. Rien à voir. Février était prévisible.
Mars vaguement décevant, avril intense et studieux, mai laid.
Laid mais surprenant. Parce que parfois on voit les soucis arriver de loin. Mais ici, ils se sont imposés brusquement.
Laid et tellement long.

Antidote

n.m. (gr. antidotos, donné contre). 1. Médicament agissant contre une substance toxique. SYN. (cour.) : contrepoison. 2. Remède contre un mal moral, psychologique.

Dans le désordre : projets, ambition, amis, famille, culture, chocolat, futilités, réussite, douceur.
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Lundi 19 mai 2008
Je suis en vacances depuis un moment ... Par conséquent, quand je ne fais pas des heures de conduite je cherche un job et quand je ne cherche pas un job je cherche un stage. Tout ça m'occupe gentiment et m'empêche de cogiter à certains trucs pas très fun. Je sais bien que pour le job je m'y prend un peu tard et que j'aurais dû commencer en février et blablabla ... C'est pourquoi je m'y prend aussi tôt pour le stage alors que je ne sais même pas si j'ai mon année. D'ailleurs, notre prof de proto-histoire chérie nous a envoyé un mail adorable et très très amusant. Elle nous fait part de la décision de la conservatrice du plus grand musée local (faut le dire vite) de prendre un stagiaire, souple et dynamique. Jusqu'ici c'est tout moi. S'ensuit une description de la future expo des plus enthousiasmante en avant première et .... il faut parler allemand. C'est obligatoire. Alors j'ai une petite question : mais pourquoi tant de haine ?!

Mais n'exagérons rien hein ! Tout n'est pas si sombre, d'ailleurs j'ai revu des tas de gens que je cottoyais au lycée la semaine dernière et ça m'a fait un bien fou.

J'ai quelques résultats de partiels ... Des trucs drôles aussi tiens ... Bref.

Je pense encore de temps en temps à Van Eyck, si si ... Mais je sais pas encore exactement comment je vais faire ça et si je vais arriver à scanner des images pour que vous puissiez voir tout ça de plus près ...

Et puis il y a trèèès longtemps, j'ai promis de faire quelque chose sur Dali. Mais que les choses soient claires : Dali me chiffonne. Ouais je le trouve trop ... Enfin pas assez ... Comment dire ? Peut être un peu trop monotone et médiatisé. Mais je vais essayer de choisir un petit quelque chose quand même.
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Vendredi 9 mai 2008
Aaah printemps printemps printemps ...

Passons.

Ma propriétaire m'adore. Ça en devient effarant. Elle multiplie les sous-entendus pour me faire comprendre à quel point elle se sent seule, elle s'ennuie blablabla ...


Ma propriétaire redondante : vous avez un copain ?
Cranky fousmoilapaix : non
Ma propriétaire souriante : vous êtes sages !


Hahahaa je suis sage. Ouais ouais ... Sage ... Bref.


Ma propriétaire curieuse : Vous avez la télé ?
Cranky inconsciente : Non ...
Cranky consciente : Mais je m'en passe hein ! J'ai la radio et ...
Ma propriétaire aimable : Si vous voulez vous pouvez venir la regarder chez moi ! Et puis si vous voulez passer boire le café ...


Diantre je vais finir dame de compagnie .....
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Vendredi 2 mai 2008
Grand monsieur auréolé : Bonjour, service des anges gardiens !

Cranky : Euh oui c'est à quel sujet ?

Grand monsieur auréolé : Je suis Peter, responsable de la société. Mademoiselle, j'ai le regret de vous annoncer que vôtre ange gardien personnel, Igor, a commis une faute grave.

Cranky : Ah oui genre me laisser choir, prendre des vacances sans me prévenir ou enco...

Peter : Non la situation est bien plus dramatique. Nous avons découvert qu'Igor consommait régulièrement des produits illicites. Il a été contrôlé la semaine dernière en possession de quatre caisses de harengs.

Cranky : Pardon ??!

Peter : Vous n'êtes pas sans savoir que toute consommation de poisson est sévèrement punie par la loi céleste. Igor est donc renvoyé pour trois siècles. Je viens donc vous proposer les services d'Edmund.

Cranky : Ah euh oui d'accord.

Peter : Nous vous souhaitons une bonne journée, Edmund entrera en service dès demain.
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Mercredi 9 avril 2008
Attention, en totale exclu, Cranky s'apprête à publier une note en différé ....

Enfin j'espère que ça marche quoi ...

Voili voilou lecteurs chéris, à l'heure où vous me lisez, je suis en "vacances" dans le Var, oui oui !

Mais ne vous inquiétez pas, je reviens très vite vous raconter mes sublimes aventures (bon, ne vous faites pas d'illusions, ça risque d'être "j'étais en train de réviser mes cours d'art moderne quand soudain" ou encore "après avoir cherché une place de parking pendant trois quart d'heure" ou bien "au détour d'une page de Blake et Mortimer" etc

Ouais ... vacances au soleil (enfin j'espère un peu quand même), mais j'emmène mes gentils classeurs et bouquins avec moi. Youpi.

Ah oui et pendant que j'y pense, il faut que je vous raconte ma tragédie quotidienne de cette dernière semaine ... Il se trouve qu'autour de chez moi, le printemps fait des ravages : partout, les mêmes arbres avec les mêmes fleurs roses. Et alors ? Non, rassurez vous, je ne vais pas vous parler botanique, c'est bien pire que ça ... Il y en a vraiment partout jusque dans la cour de la fac ... Ces arbres me font un peu le même effet que les sureaux (mais si souvenez vous, Anne Sylvestre tout ça ...) pour la simple et bonne raison que ces arbres sont des ... magnoliers .........

Voilà, moi et ma spécialité daubesque, j'ai eu Claude François dans la tête toute la semaine ....

Et c'est contagieux *rire sadique*
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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Samedi 5 avril 2008
L'architecture théâtrale a à peine eu le temps de refroidir que je dois enchaîner avec la bande dessinée. Après une intense délibération et la participation d'un innocent, j'ai choisi La marque jaune.

Ouais, un dossier sur Blake et Mortimer. Ah Blake et Mortimer ...  toute ma jeunesse ...
Bon évidemment, j'ai découvert Blake et Mortimer à la télé comme, à peu près, toute ma génération. Il me semble que ça passait dans les minikeums ... Fin bon, toujours est il que ce qui m'a le plus marqué, c'est cet épisode/album ci ... Pourtant je me souvenais vraiment plus de l'histoire, je me rappelle juste avoir emprunté la BD dans la mini bibliothèque de mon village paumé (judicieusement logée dans les anciens locaux moisis de la maternelle). Et puis bon, quand j'étais petite, j'étais plus ou moins fascinée par les agents secrets alors ... Mais je crois que j'ai été déçue par la BD, j'avais trouvé qu'il y avait beaucoup trop de texte, feignasse que j'étais.

Ça me fait penser que mon plus lointain souvenir remonte à cette maternelle dans laquelle on avait mis trois étagères et une retraitée pour faire office de bibliothèque. J'avais trois ans, toutes les sections étaient réunies dans un genre de spectacle de fin d'année (le premier et le dernier qui ait jamais été réalisé à ma connaissance), les institutrices avaient eu la super idée de nous faire faire un genre de cirque avec clowns, acrobaties périlleuses et bestioles en tout genre. Les plus petits (dont j'étais si vous avez suivi) étaient chargés d'interpréter les dites bestioles. J'ai ainsi été déguisée en morceau de chenille (oui, il fallait marcher à quatre pattes en tenant ses petits camarades de devant par les pieds, pratique, des mois d'entrainement) et en sublime panthère rugissante (avec les oreilles et la truffe, oui oui !). Mais venons en à mon souvenir : pendant le final, tout le monde traversait joyeusement la scène avec des ballons. Ahaa ! Des ballons ! Voilà, je me souviens donc que, rentrée à la maison, j'ai posé mon ballon deux minutes, le temps d'aller satisfaire un besoin naturel et quand je suis revenue ... devinez quoi ... il avait explosé.

Je sais pas pourquoi je me souviens d'un truc aussi ridicule ... Peut être que c'est à ce moment là que j'ai pris conscience de l'éphémérité de la vie et tout ça ... En tout cas, le merveilleux spectacle a été filmé, et j'en ai une copie. Héhé ...
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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