Vendredi 14 août 2009
    Il se sera fait désiré ce dernier épisode de ma saga Van Eyck ... Après moult péripéties, remises en question, perte de mes notes etc, je suis désormais prête (le fait que j'ai enfin retrouvé mes notes n'y est certainement pas étranger) à vous livrer cette dernière partie et à causer de Dali comme on me l'avait demandé il y a ... ahem ... deux ans ?

    Pour rappel, ce que j'ai écrit n'est toujours pas scientifique, j'ai seulement envie de donner une approche un peu différente de ce que j'ai l'habitude de voir dans les bouquins, j'essaie d'être plus proche du lecteur lambda sans toutefois avoir la prétention de faire vraiment de la "vulgarisation". J'ai seulement envie de vous rendre curieux, comme je crois l'avoir dit précédemment. Amis étudiants, il est donc risqué de vous baser sur ceci pour un quelconque exposé/dossier/examen. Je tiens d'ailleurs à préciser que, faute de mieux (ou plutôt faute de plus), je me suis principalement appuyée sur le livre de Valentin Denis sobrement intitulé Van Eyck, publié chez Nathan en 1982 et un peu sur L'ABCdaire de Van Eyck de Damien Sausset, chez Flammarion.

    Dans le premier épisode, j'avais déjà parlé du contexte artistique, brièvement, en évocant les parallèles entre la peinture du XVème siècle flamand et le quattrocento italien. Concrètement, il y a des points communs entre les recherches des peintres qu'ils soient flamands ou italiens (dans l'ensemble, quelque chose qui se veut représentatif de la réalité avec diverses astuces pour y arriver, comme la perspective) mais il y a surtout une grosse différence, si les italiens recherchent des compositions harmonieuses, idéales et restent dans la synthèse; les flamands rechercheront le détail et le "réalisme" avec une vision plutôt analytique. Donc tout simplement, un artiste italien va privilégier quelque chose de clair et aéré, les corps seront idéalisés alors qu'un artiste flamand va accumuler des détails minuscules et très très précis et choisir de faire des représentations de ses modèles tels qu'ils sont vraiment, défauts compris (enfin tout est relatif hein, on atteint très vite la caricature sinon). Dans un cas comme dans l'autre, certains artistes font bien sûr preuve d'une virtuosité plutôt épatante. Le retable de Van Eyck est un bon exemple pour illustrer ces recherches : il a peint quelque chose de vraisemblable visuellement (l'agneau est tout ce qu'il y a de plus ovin à nos yeux, il a été l'un des premiers(voir le premier) à avoir introduit la profondeur plutôt qu'un arrière-plan plat) en apportant un très grand soin dans l'accumulation et la diversité des détails, les effets de matière (le textile, les pierres précieuses, l'eau etc), des corps "réalistes" et des visages expressifs. Le tout est bien sûr permis, en plus du talent, par une évolution technologique (mais si) considérable : l'amélioration de la peinture à l'huile par Van Eyck lui-même. Comme autre artiste représentatif des grands maîtres flamands, vous pouvez aller jeter un oeil aux tableaux de Rogier van der Weyden, comme sa très chouette (mais si) Descente de croix avec une vierge plus blanche que le saint suaire, et Robert Campin (assimilable au maître de Flemalle) qui a peint un triptyque formidable, disponible en kit à monter soi-même chez wikipédia (mais ne soyons pas trop exigeants). Le contexte artistique est, vous l'aurez compris, très dense; revenons en donc à notre agneau.
    Parce que oui, en plus d'être un joyaux de l'art flamand du XV° siècle, avec des tas de prouesses esthétiques, le retable de l'Agneau mystique est clairement original. Visuellement d'abord, si on se réfère au bouquin de Valentin Denis, il fait référence au théâtre médiéval, plus précisément aux "jeux de mystère du début du XV° siècle". N'allez pas vous imaginer je ne sais quoi à base de troubadours à clochettes (même si c'est tentant), il s'agissait là de vulgariser des passages de la Bible, pas de faire marrer Monsieur Toutlemonde (même s'il en aurait eu bien besoin), juste lui rendre un peu plus clair le bourdonnement latin qu'il entendait à la messe. Plusiers éléments permettent de faire le rapprochement avec le théâtre : les représentations débutaient par un prologue parlé et d'une manière comparable, les prophètes et les sibylles (vêtus d'ailleurs de costumes rappelant ceux des acteurs et dans des attitudes qui rappellent le jeu théâtral) devisent gaiement dans leur phylactères en guise d'introduction; et puis la construction même du polyptyque rappellerait les "mansions" (maisonnettes ou trétaux) superposées qui servaient de décors de théâtre, calqués sur le modèle des intérieurs flamands de luxe. Cette reproduction de décors de théâtres expliquerait aussi les dimensions de la pièce de l'annonciation : à première vue elles sont maladroites mais en fait, elles sont simplement ressemblantes par rapport aux dimensions des locaux réels.
    Peut être vous demandez-vous "mais mais mais ... qu'est ce qui lui a pris à Van Eyck de faire référence au théâtre ?", et c'est bien légitime. Pour donner un élément de réponse, revenons donc au but du retable : illustrer des passages de la Bible de manière suffisamment explicite et majestueuse pour que le fidèle illettré lambda comprenne de quoi il est question et soit subjugué par une beauté divine qui va l'encourager à prier activement. "Mais encore ?" êtes-vous en droit de vous demander, eh bien le théâtre médiévale était par excellence le moyen de narrer les péripéties bibliques efficacement, clairement et de manière marquante pour un spectateur illettré qui aura alors un aperçu, avec des scènes bien choisies, de ce à quoi il est censé consacrer sa foi. Van Eyck va donc plus loin que les retables classiques (même si Monsieur Toutlemonde ne pourra pas déchiffrer les phylactères), grâce à l'inspiration du théâtre, il soigne encore plus la mise en scène et donne à voir quelque chose d'un peu plus familier, sans toutefois faire apparaître le sacré pur et dur comme secondaire.
    Mais figurez vous qu'il va même encore plus loin dans les considérations théologiques, puisqu'il ajoute à son retable (ou on lui a fait rajouter dans son retable, il est plus plausible que les grandes lignes aient été décidées par un membre éminent du clergé) ce que Valentin Denis appelle joliment "des intentions oecuméniques". Attendez ! Avant de sombrer dans un sommeil aussi immédiat qu'instantanné, je vais être plus claire (enfin je vais essayer). Toujours selon Valentin Denis, le retable aurait été fait et pensé, au départ, avant que Joos Vijd se l'aproprie, pour l'occasion du Grand Schisme d'Occident en 1417, ou encore plus précisément, pour la réunification de l'Église d'Orient et d'Occident sous le pape Martin V après moult années de querelles. Je crois que je vous ai perdu ... Bon alors pour les courageux qu'il reste, l'idée est de réunir l'*ensemble* du peuple chrétien en "un seul troupeau" (selon saint Jean, oui oui) qui galoperaient tous gaiement vers l'agneau qui, et c'est bien aimable de sa part, verse son sang pour *tous* les hommes, le tout enrobé de triomphe et de monumentalité. En termes encore plus triviaux : la réconciliation générale dans l'allégresse autour du sacrifice de la bestiole dans le cadre majestueux du paradis. Les indices concrets en faveur de cette théorie, c'est le joyeux mélange de costumes orientaux et occidentaux, des espèces végétales de diverses provenances (histoire de contenter tout le monde), Dieu coiffé d'une tiare (comme un pape, donc) et encore des papes à la tête du cortège des martyres.


Certains attendent peut être encore un avis personnel. Je les félicite ! Vous avez su garder espoir jusqu'au bout (ou vous avez sauté allègrement quelques paragraphes).
...
Ahem ...
Alors allons y. Dans le tout premier épisode de la saga, je prenais cette histoire de polyptyque ultra complexe comme un défi. Un défi plutôt ambitieux même ... Je ne sais pas si j'ai réussi à éveiller votre intérêt sur l'art flamand du XV° siècle mais si vous pouvez réussir à trouver des images de qualité du retable (ou mieux, à le voir pour de vrai si jamais vous allez à Gand), peut être que vous aussi, vous lui trouverez du charme. Ce que je pense au fond, c'est que ce monument demande à être vu dans le détail, ce qui est un brin contradictoire avec son support, qui est, en principe, fait pour être plutôt vu de loin, et avec ses dimensions. L'événement à l'origine du retable (si cette théorie est juste) peut explique cette monumentalité et l'Église regorge de pièces ultra luxueuses mais la peinture flamande demande des formats plus modestes pour pouvoir pleinement être appréciée. Mais quand même, quand je vois cette foule de détails, je peux pas m'empêcher de repenser (si jamais des gens sérieux passent par ici, ils risquent la rupture d'anévrisme, ils sont prévenus) à Où est Charlie, cette série de livres qui a peut être bercé les jeunes années de certains d'entre vous. Bon, bien sûr ici, il n'y a pas quelque chose en particulier à chercher, mais il y a tout à trouver, comme une foule de clins d'oeil plus ou moins marquants dans un ensemble incroyablement grand, et clair, malgré tout. Je trouve ça plutôt touchant qu'il y ait des petits oiseaux dans le ciel bleu, je trouve la tête et les chaussures du pélerin au tout premier plan rigolote, j'aime bien les fruits sur les arbres etc. Tout ça c'est pour magnifier la foi comme elle était vécue à l'époque, mais en toute laïcité, ça réussit à me toucher quand même (même si le/les commanditaires doivent s'en retourner dans leur tombeau).

Voilà qui clos cette looongue saga. J'espère que ça a plu à certains d'entre vous et je vais tenter de réfléchir à Dali pendant que j'en ai encore le temps. Pour les images, je vais vous demander de vous reporter aux épisodes précédents, je ne peux pas faire beaucoup mieux.
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Dimanche 17 mai 2009
Mon blog a mué. Il a même pas trois ans pourtant, je suis fière de lui. Fini le noir d'adolescent en crise, il revêt désormais des habits de lumière et de sobriété (si.). Est-ce que ça veut dire que je vais en changer le contenu ? Très franchement j'en sais toujours rien ... J'ai des idées par ci et inévitablement par là ... Soyez patients ...

Mais pour changer, ces derniers temps j'ai pas été très inspirée ni, surtout, très disponible pour m'occuper de lui. Après cette longue période pas tellement réjouissante à avoir des tas de trucs à régler mais patienter quand même jusqu'à ce que ça se règle tout seul ... À attendre des trucs et des machins déterminants ... MAIS aujourd'hui, j'admet quand même que je suis vraiment une veinarde qui a trouvé de quoi bien s'occuper pour au moins les deux prochaines années. Oui, après de longues semaines d'errances, mon potentiel futur sujet de master est arrivé par surprise et il s'est imposé très rapidement. Alors j'apprécie mes cinq jours de vraies vacances et dès demain, je pars en stage et puis après ... j'aurai largement de quoi occuper mon été.

Et puis en ce moment, je traverse joyeusement une période années 80. Ça mérite quand même une petite playlist ! (mais si.) Comme ça, vous patienterez au son délicat des synthétiseurs avec quelques bons vieux classiques qui tournent en boucle dans mes enceintes


Mais ne vous en faites pas, j'écoute aussi le sombrissime dernier album de Jay-Jay Johanson, le geekissime dernier album de Ghinzu et le bargissime dernier album des Franz Ferdiand. Allez, je vous laisse avec le délicieux Mirror mirror qui sera certainement encore meilleur en live


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Lundi 23 mars 2009
Cranky et la cuisine ... Une aventure quotidienne formidable ... Dernier exploit en date ... Vendredi 13 mars (évidemment ... bon, ok, je ne reviendrai pas sur la malédiction inhérent au vendredi), je préparais un curry de porc avec tout l'entrain dont je suis capable, après m'être délestée de quelques litres d'eau superflus en épluchant un oignon. Huile, poêle, gaz, alright.

Évidemment, j'ai pas pu m'empêcher de mettre le feu trop fort. Première conséquence, j'ai fait cramer mes oignons. Vous vous en doutiez, perspicaces comme vous êtes. Puis il a fallu verser le lait de coco. Conséquence prévisible "pshh". Oui, enfin plutôt "PSHHHHH". Et, last but not least : "BIP BIP BIP BIP BIP ("arghl nom d'une pipe") BIP BIP ("p***** d'alarme à incendie de m****") BIP BIP (*monte sur une chaise pour examiner le boîtier*) BIP BIP (*essaie de regarder la bête attentivement sans tenir compte de la sonnerie qui lui vrille les oreilles*) BIP BIP (*appuie bêtement et inutilement sur le boîtier*) BIP BIP (*panique*) BIP BIP (*descend les deux étages*) BIP BIP (*toc toc à la porte du fils de la proprio*) BIP. La sonnerie s'arrête. La porte s'ouvre. J'ai l'air d'une courge. "Bonjour ! Ben en fait ... ahem ... c'était pour dire qu'il faut pas s'inquiéter pour l'alarme, c'est rien, je faisais juste ... la cuisine ..." "oh ben on a même pas entendu" "gnihihi bon ben j'y vais".

La morale de cette histoire, c'est qu'il faut me croire quand je dis que je suis une catastrophe ambulante.
Et la deuxième morale de cette histoire, c'est que mes voisins risquent de finir leurs jours dans un incendie s'ils sont pas un peu plus vifs. Non mais franchement ! La réaction saine était au moins de mettre le nez dehors pour vérifier que leur voisine pas aidée n'était pas en train de réduire leur logis en cendre !

[Okay, ceci est un petit quelque chose que j'avais gardé sous le coude au cas où, comme prévu, j'aurais pas le temps d'écrire quelque chose de neuf. Allez, j'espère que d'ici une semainounette, j'en aurai fini.]

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Samedi 14 mars 2009
Le chaos de mon cerveau est bien secoué depuis janvier. Chaos ... C'est un peu court jeune fille, le désordre  le bordel, l'enfer ... C'est une chambre d'étudiant, un magma ! C'est un magma, que dis-je ! C'est un gloubi-boulga !
Bref. Le fragile équilibre (oui, il y a malgré tout un équibilbre) de mon cerveau est ébranlé. Et suite à ces mots je vois déjà certains tirer des conclusions hâtives. Eh bien NON. Ce qu'il y a c'est que, entre autres, je traverse une nouvelle crise de "qu'est ce que je vais devenir ?", propre généralement aux étudiants en lettres et sciences sociales. Le tout enrobé de remous sociaux, de débordement de travail alors que tout le reste de la fac est en grève, avec un soupçon d'improbable, deux doigts d'imprévus, quelques rencontres et des traumatismes culturels (oui bon non, je ne reparlerai pas de Solaris, ni de Régis Debray). Et puis la pile de bouquins que j'ai pas le temps de lire continue son ascension, tout droit vers le plafond ...
Mais je suis optimiste, pas mal d'huile est en train de graisser mes rouages paresseux même si ...




Et ... oulala ! Rendez vous compte ! Une vraie note en bonne et due forme ! Même pas un truc sur mon manque d'inspiration ! D'ailleurs je crois que je pourrais créer une petite collection de toutes les manières d'exprimer le néant ... Enfin bref, un événement comme une authentique note de Cranky Flour est une rareté qui n'avait pas survenu depuis ... pfou ... 2008 ! Et je vous ai même livré la bande-son dans mon incommensurable mansuétude. Et en méga bonus , grâce au titre, vous allez pouvoir découvrir une chanson de Divine Comedy qui est rudement chouette.

Oh et pendant que j'y suis, je bannis de mon vocabulaire "bande annonce" et "teasing" pour les remplacer (ô combien) avantageusement par "bande de lancement".
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Samedi 31 janvier 2009
O. : Ah oui attends je me souviens de toi ! Tu es .... Geneviève !
Cranky : ...

M. : Comment tu t'appelles déjà ?
Babyboy : Cranky
M. : haha non mais tu t'appelles comment ?
Cranky : ...

Mais c'est quoi le problème à la fin ?!


Bonus :

Mon propre frère : hahaha tu devrais écrire une VDM !
Cranky : ...
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Dimanche 11 janvier 2009
C'est la rentrée, on reprend les choses là où elles en étaient restées : demain, quand on va s'approcher de moi, la mine réjouie, le sourire aux lèvres, en me souhaitant une bonne année, en me tendant la joue, je dirai : "non, désolée, chuis malade" et pour preuve je me moucherai avec toute la grâce qui me caractérise.

Mais pour l'instant je me demande juste ce que je vais bien pouvoir vous pondre d'intéressant. D'ailleurs je vous vois venir : "Ah ça y est ! Encore une note sur le manque d'inspiration, bravo Cranky, je te mets un 20/20 en originalité !" Et je vous trouverai un brin sévère d'ailleurs. C'est vrai quoi ... C'est pas pas que j'ai rien à vous dire, juste que j'arrive pas à mettre les bons mots sur les bons sujets et que je peine à dépasser mes propres barrières. D'ailleurs est-il bien nécessaire de les dépasser ? Comment ça je vous l'ai déjà dit ? Non parce que si vous insistez, je pourrai peut être trouver trois ou quatre métaphores lâches. Oui, lâches. Parce que décidément, dès qu'il s'agit de choses qui me touchent vraiment, non seulement je perds quasiment tout sens de l'humour, mais en plus je me mets à inventer des métaphores à coucher dehors avec un billet de logement. C'est carrément automatique. D'ailleurs pour me comprendre dans ces moments là, faudrait vraiment consulter un dictionnaire Cranky/français. Ou peut être réfléchir un peu ... Haha et je ne parle même pas des sous-entendus tiens !

Bref.

Donc si on ommet deux ou trois (ou douze) débats intérieurs [morceaux choisis : "ça ma grande, tu ne devrais même plus y penser depuis belle lurette" "mais j'y arrive paaas ... D'ailleurs je ne vois plus qu'une solution ..." "non non non, ça non plus, faut oublier hein", c'est vous dire la clarté ... Je pourrais parler de n'importe quoi en ces termes. Vous la voyez la lâchetez hein ? Je devrais me dire "T'écris des bêtises en public, ben assume !". Bref] et un nez qui coule, je vais plutôt super bien. Haha ! Vous l'attendiez pas celle là hein ! Donc je vire encore un peu hippie, paix et amour sur vous, j'aime tout le monde blablablaa ...

Oui, bon ... Ça n'empêche pas les médisances hein ! On ne se refait pas.

BREF. Van Eyck c'est pas encore trop pour aujourd'hui puisque j'ai mystérieusement perdu toutes les notes que j'avais prises en été. Haha. Pas de bol. Mais séchez vos larmes, ça viendra.

Poutoux à tous ! Portez vous bien.
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Vendredi 2 janvier 2009
Cette année on est des gueudins : pas de bilan détaillé, pas de bonnes résolutions. Je vous souhaite juste une bonne année 2009 bien sûr. Bonne ? Pas seulement : je vous la souhaite éblouissante, rutilante, surprenante, champêtre, sucrée, pleine d'oiseaux, de fleurs et de couleurs.

Mais (il y a toujours un "mais") au cas où vous vous sentiriez un peu désespérés à l'aube de 2009 ou un peu nostalgique de 2008, j'ai une arme solide pour lutter contre vos soucis : la méga playlist joyeuse. Je vous entends déjà "Quoi ? Toi Cranky tu as fait une playlist joyeuse alors que tu es réputée pour écouter de la musique de dépressif ?!"
Et vous n'avez pas tort. C'est pourquoi j'ai passé des plombes dans les tréfonds de ma discothèque à vous dénicher de joyeux morceaux pleins d'optimisme (si.)
Cette playlist d'ailleurs, overblog me l'a refusée. Si. Il a refusé de coopérer avec deezer pour que vous puissiez avoir de la joie plein les oreilles. L'enflure. Donc je vous la livre comme d'habitude. Et si vous savez comment fonctionne deezer (ce qui n'est pas encore tellement mon cas) vous la trouverez sous le doux nom de "and a happy new year" (ou alors, vous pouvez m'envoyer un gentil mail à cranky*point*flour*at*free*point*fr et s'assurer d'avoir un compte sur deezer avant)

1) The Beatles - Hey Jude

2) Monty Pythons - Always look on the bright side of life

3) Muse - Feeling good

4) Louis Armstrong - What a wonderful world

5) Suergrass - Alright

6) The Beatles - Good day sunshine

7) Muse - Bliss

8) ABBA - Dancing queen

9) Muse - Can't take my eyes of you

10) Bon Jovi - You give love a bad name

11) The Proclaimers - I'm gonna be (500 miles)

12) Blur - Song 2

13) The Divine Comedy - In pursuit of hapiness

14) Goose - Audience

15) Dionysos - Anorak

16) Dionysos - When the saints go marchin' in

17) Eels - Going fetal

18) The Dandy Warhols - Bohemian like you

19) Eels - Losing streak

20) Ghinzu - Do you read me

21) The Zutons - Zuton fver

22) Jay-Jay Johanson - As good as it gets

23) Eels - Hey man (now you really live)

24) Boby Lapointe - La peinture à l'huile

25) Clap Your Hands And Say Yeah - Sunshine and clouds (and everything proud)

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Vendredi 26 décembre 2008
Tu sais 2008, j'avais rien contre toi ... Je t'abordais avec une joyeuse indifférence et une dose d'espoir relative mais dès le premier jour, t'as tout foutu par terre. J'ai bien vu que t'as essayé de te rattrapper après, mais c'était pour mieux tout gâcher, à nouveau, faut dire que je le savais bien, que c'était mal parti et que c'était ... c'était ... je sais pas ce que c'était et je sais pas ce qui m'a pris. Bref. Et puis ça s'est pas vraiment arrangé, pourtant j'y ai mis du miens. Bon, soyons honnêtes, j'ai mis suffisamment de bonne volonté pour avoir quelques bons moments en automne parce que si, c'est joli l'automne. Mais était-ce vraiment nécessaire de foutre en l'air un semestre de travail acharné avec une foutue fièvre irruptive qui a duré pile une semaine et qui a commencé juste en même temps que mes partiels. Alors 2008, tu me manqueras pas trop. Je vais tâcher d'être optimiste pour 2009, rebâtir d'éternelles bonnes résolutions, de nouveaux buts à atteindre, peut être même que l'année prochaine, je ne redouterai même pas les merveilleux mois que sont janvier et février.
Allez, sans rancune (ou si peu).
Bon vent.


Et pendant que je suis là, je vais commencer mon ultime partie de ma saga Van Eyck, qui a fait des émules et à déchaîné mes fans. Et puis j'ai quelques petites choses à vous dire, des choses plus rigolotes peut être ... Si vous êtes sages ...
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Dimanche 14 décembre 2008


Vous pourrez la recontacter à partir du jeudi 18 à 18h00, quand elle sera en train d'agoniser après ses trois dernières heures de partiels et qu'elle aura fini de bâcler rédiger son dossier d'anglais.

Allez, portez vous bien les coquinous, je reviens vite pour de nouvelles aventures !
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Dimanche 16 novembre 2008
Ça y est, je retrouve (presque) ma liberté ! Plus d'exposé à la noix ! Yeehaaa !

[mais il me reste un gros dossier et des partiels bien sûr]

Par conséquent j'ai à nouveau tout le temps pour bâtir moult plans machiavéliques et tordus qui se soldent systématiquement par un échec cuisant. J'ai tout le temps de culpabiliser parce que tout ça c'est vraiment pas très raisonnable et que ça va encore mal finir et que ça ne devrait pas commencer.

Et puis a priori je vais à une soirée costumée (qui a ri ? c'est une très bonne idée, d'abbord) samedi. Le thème ? En fait il fallait juste rentrer dans les lettres B. F. et V. Après avoir cherché, recherché, fait participer les amis, j'ai l'intention d'y aller en Blanche-Neige-vampire. Donc une Blanche-Neige post cercueil, libérée du joug des 7 nains (qui n'ont même pas été foutus d'empêcher son empoisonnement alors qu'elle a été leur domestique pendant tant de semaines) et ... Quoi ? C'est pas rigolo comme idée ?

Et puis comme souvent, je vais râler. La cible de mon courroux aujourd'hui ? Je vous pose les bases de la situation :

Deux personnes lambda font connaissance, l'une pose une question bateau parce qu'elle a épuisé son stock de questions subtiles : "Et sinon t'écoutes quoi comme musique ?".
C'est là que la seconde personne lambda court à sa perte : "O bin 1 pE 2 tt lol"

Raaaaah !!
Mais QUI peut affirmer un truc pareil ?! Est ce que cette personne écoute "un peu" de country ? "un peu" de chant grégorien ? "un peu" de grindcore ? "un peu" de musique minimaliste ?
Dire ça, ça reviendrait à dire "j'ai "un peu" un savoir encyclopédique" et "j'ai tellement de personnalité que j'aime tout et je n'ai d'avis sur rien".

Peut être que le pire, c'est ceux qui estiment que "un peu de tout" c'est ce qui passe beaucoup à la radio !

Bon. Ça va mieux dites donc !

Vous êtes invités à râler contre le sujet de votre choix dans les commentaires, n'hésitez pas à y mettre tout vos nerfs ! C'est pour votre bien.
Par Cranky Flour - Publié dans : En direct du trou paumé
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